Toute la philosophie dans cette forme de Self-Défense consiste en une recherche constante d’efficacité liée à la rapidité d’exécution dans des coups portés par tous les membres du corps. Un système sans restriction, sans forme, où chaque individu développe ses performances à sa manière. Ne nécessite aucune souplesse particulière, peut être pratiqué à tout âge. Développement important de la puissance de frappe. Possibilité de formation pour le combat libre (free fight). Le système s’adapte à la personne et non la personne au système. Notre but est d’optimiser vos performances personnelles!

La particularité de la forme de combat qui y est enseignée est qu’elle se démarque par son style de frappe totale (all out), tout en gardant les bases fondamentales de la boxe chinoise traditionnelle. Toute la philosophie dans cette forme de combat consiste en une recherche constante d’efficacité liée à la rapidité d’exécution dans des coups portés par tous les membres du corps. Elle se traduit par la règle suivante : avancer en exerçant une pression maximale et continue sur l’adversaire. Le mental doit se focaliser sur la neutralisation rapide de l’adversaire et, surtout, les coups portés doivent l’être sans aucune retenue; avancer continuellement, quelle que soit la situation, empêche souvent les adversaires de trouver rapidement une ouverture de frappe. C’est pour toutes ces raisons qu’il est indispensable que les élèves de la CBA, selon leur niveau, pratiquent lors de l’entraînement, des combats proches de la réalité. Il est évident que pour les débutants, répéter les gestes de base et apprendre à exercer une pression adaptée à l’adversaire restent toujours la meilleure formation, d’où la séparation à la CBA entre les cours de combat et ceux de la « self-défense ». Un des éléments importants dans notre art est le « Chi Sao » (mains collantes). L’apprentissage de ces gestes développe une sensibilité des bras et apprend à réagir par réflexes.

image by Julien Sollberger

Ce style de combat est ouvert à tous les autres arts martiaux. Il en emprunte des gestes qui sont dépouillés de leur structure académique. Ceux-ci sont ensuite travaillés dans des enchaînements de frappes où toute la pression s’oriente sur une ligne centrale vers l’adversaire et où les coups s’organisent en fonction de la distance, tout en cherchant le point d’impact le plus proche. J’ai appris les arts martiaux traditionels et non-traditionels depuis des années à pratiquer le Jiu Jutsu et le Judo avec  » M Leo Gisin  » champion, et entraineur national de l’équipe suisse dans les années 70, suivi par des cours de Yoseikan budo avec  » M Penseyres (Suisse) et M H. Mochizuki (France) et de Judo / Jodo avec M Pascal Krieger (Suisse). J’ai décidé de devenir professionnel en 1981 avec la rencontre de M Keith R. Kernspecht, expert en Wing Tsun Kung Fu en Allemagne.

image by Julien Sollberger

 

Et sous la direction de Uwe Müller, j’ai découvert ce style de combat (ou plutôt ce non-style). Ses structures simples, directes, n’acceptant aucun compromis, m’ont enthousiasmé. Parallèlement j’ai travaillé la boxe anglaise avec « Mahmud » 5 fois champion professionnel en Egypte. J’ai également disputé plusieurs championnats en Kick boxing en Allemagne avec le soutien de Uwe Muller. C’est en 1990 que j’ai connu Ed Hart et Jesse R. Glover à Seattle, USA. Ed Hart m’a donné une approche de son expérience en boxe anglaise, mais surtout celle de l’enseignement de Bruce Lee durant les années 60. C’est Finalement avec Jesse Glover, qui fut le premier élève de Bruce Lee, que j’ai découvert le non-classical-gungfu. En 1995, j’ai commencé à pratiquer le Visayan-escrima avec Sonny Umpad. Sonny est un exemple incroyable de rapidité et de coordination dans le maniement des bâtons, sabres, couteaux, etc.

image by Julien Sollberger